Edito 

Le PTZ
pose ses valises en ville

Par Christophe Raffaillac |  Le 22/11/2017

Si le changement a du bon, parfois je me dis qu'il peut amener de la confusion ! Surtout lorsqu'il s'agit de financer des projets immobiliers dans le neuf…

Alors que le prêt à taux zéro a permis à de nombreux ménages de se construire un toit, quelle que soit leur « terre d'élection », la version 2018 du PTZ invite tout le monde à prendre la même direction… celle des grandes agglomérations (de plus de 250 000 habitants).

Paradoxalement, la construction ou l'achat d'un logement neuf ne pourront être financés à l'aide du prêt à taux zéro que dans les zones où il y a le moins de place pour bâtir… Cherchez l'erreur ! Et les secteurs ruraux, qui gagneraient à être revitalisés, se voient privés de l'aide précieuse que constitue le PTZ pour des projets dans le neuf. Vous avez saisi la logique ? Moi pas vraiment…

Mais la politique du logement a sûrement « ses raisons que la raison ne connaît point » pour créer le « choc d'offre » si cher à notre président. Il faut construire, plus, plus vite et moins cher pour faire baisser le prix de l'immobilier dans les grandes villes. Mais comme tout le monde habitera au même endroit, il y a peu de chance que la tension dans le secteur du logement s'apaise rapidement…

En attendant, les acquéreurs de biens anciens peuvent toujours bénéficier du PTZ pour devenir propriétaires en dehors des grandes villes, sous réserve de respecter quelques conditions. Ce qui confirme que l'on peut « faire du neuf avec de l'ancien » !


Christophe Raffaillac
Rédacteur en chef