Mon notaire m'a dit 

Investir dans un parking
Un placement sans souci

Par Stéphanie Swiklinski |  Le 22/11/2017

Moins cher à l'achat qu'un appartement et surtout sans les soucis de gestion, le placement locatif dans un parking est un pari gagnant.

Adèle et Pierre sont propriétaires de leur résidence principale. Ils veulent diversifier leur patrimoine. Mais étant très accaparés par leur travail, ils souhaitent faire un placement sans problème. Leur coeur balance entre box et parking : comment faire le bon choix ?

Acheter de préférence en empruntant pour profiter de l'effet de levier. C'est le rapport entre la somme investie et le capital utilisé pour financer l'investissement.

Quel est l'emplacement le plus judicieux ?

Même si la voiture n'est plus la bienvenue dans les centres-villes, un constat s'impose : il y a pénurie de places de stationnement. Adèle et Pierre devront donc orienter leurs recherches là où les usagers ont du mal à se garer : les quartiers anciens au coeur des villes, par exemple, ou les rues où la densité est importante. Il faut également qu'ils suivent de près les projets d'urbanisme de leur commune (dans les grandes villes évidemment), afin d'avoir "un coup d'avance", avant que les prix n'augmentent. Attention ! Certains quartiers sont saturés puisqu'ils disposent déjà de nombreux parkings publics. À éviter aussi les secteurs où on construit des logements neufs, car les acquéreurs auront déjà leur emplacement privatif.

Bon plan

Négocier le prix d'achat de plusieurs parkings avec un promoteur, dans une queue de programme.

Faut-il privilégier le box ou l'emplacement de parking ?

Sur le marché du parking, il y a essentiellement des emplacements dans les parkings souterrains des résidences. Le box, quant à lui, s'achète plus cher (20 à 30 % plus cher qu'un simple emplacement), mais il se loue mieux et se revend plus facilement. Il offre évidemment plus de sécurité pour les voitures car il est fermé. Il faut que notre couple soit vigilant concernant les emplacements dans les copropriétés. Les charges peuvent en effet grimper très vite si l'immeuble comporte des caméras de surveillance, la présence d'un vigile, etc. Le choix de l'étage est aussi à prendre en compte. Il faut privilégier les premiers et seconds niveaux car en dessous, les usagers les jugent moins rassurants.  Adèle et Pierre loueront moins bien un parking situé au quatrième sous-sol, qu'un box situé au niveau moins un !

Quel type de bail faut-il signer ?

C'est toute la différence par rapport à une location d'appartement. La location d'un parking n'est pas soumise à la législation contraignante des baux d'habitation, mais au Code Civil (articles 1713 et suivants). La rédaction du bail peut ainsi être aménagée à la convenance de Pierre et Adèle :
- durée plus courte du bail (un trimestre par exemple renouvelable par tacite reconduction),
- délai de préavis écourté aussi,
- loyer mensuel ou par trimestre incluant les charges (sans régularisation),
- dépôt de garantie d'un mois de loyer,
- prévoir une caution si l'entrée dans le parking se fait avec un "bip" ou si vous avez une clé de garage pour le box,
- clause de résiliation du bail en cas de non paiement du loyer.
Il y a également des pièces à demander au futur locataire : une copie de la carte grise du véhicule ainsi que son attestation d'assurance. Afin de s'assurer de sa solvabilité, il est possible de demander certains documents comme les 3 derniers bulletins de salaire, copie du contrat de travail, avis d'imposition ou de non-imposition, etc.

Quelle est l'imposition ?

En achetant un parking ou un box, on devient propriétaire et, comme tel, assujetti à la taxe foncière. Son montant s'élève, en général, à deux mois de loyer. Les loyers perçus sont soumis au régime du micro-foncier car dans la plupart des cas ils sont inférieurs au seuil de 15 000 € annuel. En cas de revente, si le prix est moins de 15 000 €, on est exonéré de plus-value. Au-delà de ce montant, la plus-value est taxée à 34,5 % prélèvements sociaux inclus.