Habitat 

SPÉCIAL PARIS - PROVINCE
LES PRIX À 2 HEURES DE LA CAPITALE !

Par Marie-christine Ménoire |  Le 03/10/2018

Dans l'immobilier aussi, on constate que certains axes géographiques séduisent plus particulièrement les acquéreurs. En direction des plages ou de la campagne, certaines liaisons Paris - Province fonctionnent plutôt bien, au point d'encombrer le marché immobilier qui voit ses prix s'envoler...

À l'instar de l'autoroute du soleil qui draine les vacanciers sur la Méditerranée, certains axes se voient largement fréquentés par les acquéreurs tentés de s'offrir un nouveau pied-à-terre en dehors de la capitale. Raison pour laquelle les axes Paris - Bordeaux, Paris - Rennes ou Paris-Châteauroux ne manquent pas de voir de nombreux acheteurs qui envisagent de s'installer une fois arrivés à destination ou bien de trouver un pied-à-terre pour les vacances.
Ce qui provoque bien sûr quelques embouteillages à l'arrivée. Dans certains endroits, les acquéreurs s'avèrent plus nombreux que les biens à la vente, comme nous pouvons le constater dans les métropoles bordelaises et rennaises. Conséquence : ils risquent de provoquer une hausse des prix dans des secteurs où ils sont déjà très élevés, comptez 300 000 euros pour une maison de
110 m2 en périphérie de Bordeaux.
Dans ce contexte, les acheteurs qui débarquent dans les secteurs moins "pleuplés" trouvent de belles opportunités. En plus de profiter d'un environnement apaisant, ils accèderont à des biens séduisants pour un prix intéressant ! Des maisons de caractère se négocient autour de 100 000 euros dans le Berry. C'est aussi une piste à envisager pour s'offrir plus de mètres carrés.

Un contexte favorable pour bouger !

S'il ne faut pas hésiter à partir à la recherche d'un bien immobilier, c'est que les conditions pour acheter semblent des plus propices. À commencer par les taux d'intérêt qui reviennent à leur niveau plancher de 2016 avec des valeurs approchant le
1 % sur 15 ans pour les meilleurs dossiers emprunteurs.
De plus, si les prix ont subi quelques augmentations dans les grandes agglomérations, il semblerait que la stabilité soit au rendez-vous en cette fin d'année, c'est le moment d'en profiter. Ailleurs, dans les secteurs moins fréquentés, ils restent bien plus abordables.

BON RÉFLEXE

Toujours avec votre notaire ! Quel que soit le lieu de votre achat ou de votre investissement immobilier, pensez à consulter votre notaire qui vous donnera des conseils immobiliers, juridiques et patrimoniaux.

Secteur très fréquenté par les acheteurs PARIS ET ÎLE-DE-FRANCE

visuel dossier
Pour les acquéreurs qui veulent investir, il y a peu de chances qu'ils trouvent sur leur route un marché à des prix aussi élevés qu'à Paris et en région parisienne.
Les derniers chiffres des notaires nous indiquent un nouveau plafond atteint dans la capitale. Le prix des appartements parisiens s'établit à 9 300 euros le m² au 2e trimestre 2018 et pourrait atteindre 9 400 euros le m² en octobre 2018. Tandis qu' à fin juin, la hausse annuelle a atteint les 7,8 %.
En petite couronne, la majorité des communes enregistrent également une tendance haussière des prix (+ 1 %), pour se situer à une valeur médiane de 4 580 euros/m2.
En s'éloignant de Paris, à l'approche de la grande couronne, la tension sur le prix des appartements retombe un peu, laissant apparaître une relative stabilité du marché. Cet équilibre des prix, malgré des volumes
de ventes élevés, traduit un marché fluide, sans tension particulière, où la médiane s'établit à 2 960 euros/m2.
Logiquement, les maisons progressent de 1,8 % pour atteindre 281 000 euros, car les acquéreurs qui aspirent à plus d'espace y voient un meilleur compromis pour se loger. Cependant, les prix restent en dessous des records historiques enregistrés en 2007.
Comme la demande s'est un peu relâchée depuis le début de l'année 2018, les tensions sur les prix devraient rester modérées cette fin d'année en Île-de-France.