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Placements
Misez sur la rentabilité et la fiscalité

Par Marie-christine Ménoire |  Le 27/11/2018

C'est bien connu, "il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier". Pour vos petites économies, cet adage est tout à fait approprié. Encore faut-il faire les bons choix et privilégier les valeurs sûres.

L'immobilier : le pilier de votre patrimoine

En tête des placements préférés des Français, on trouve bien évidemment l'immobilier. De tout temps, la pierre a toujours été considérée comme une valeur refuge qui ne perd pas de valeur et peut même en gagner si vous faites des aménagements et réalisez une plus-value.
Vous êtes locataire et vous souhaitez accéder à la propriété ? Vous possédez déjà votre résidence principale et vous voulez investir pour compléter vos revenus et réaliser une bonne opération fiscale ? Quel que soit votre objectif, avec la pierre vous ne serez pas déçu. En choisissant la pierre, vous placez vos économies dans un secteur moins risqué que la bourse (aux performances souvent fluctuantes et directement liées aux incertitudes économiques). L'immobilier s'avère être le moyen le plus sûr pour ne pas perdre d'argent.

Jusqu'à 21 % de réduction d'impôts

En investissant dans l'immobilier locatif, le dispositif Pinel peut, sous certaines conditions, vous faire bénéficier d'une réduction d'impôts adaptée à votre durée d'engagement de location : 12 % pour 6 ans, 18 % pour 9 ans et 21 % pour 12 ans.

Bois et forêts : de l'oxygène pour vos placements

Peut-être moins connus que la pierre pure et dure, les investissements fonciers réservent de bonnes surprises et méritent le détour. Investir dans une parcelle de bois ou de forêt peut répondre à des motivations diverses et variées : certains privilégieront le côté "bucolique" ou épicurien de la chose, d'autres viseront un objectif plus économique (diversifier ses placements, bénéficier d'avantages fiscaux et de revenus réguliers, transmettre un patrimoine à ses enfants…). Comme la pierre, il s'agit d'un investissement sûr et solide, moins soumis aux perturbations économiques que d'autres placements (actions…). Et qui, en plus, peuvent réduire vos impôts de façon significative notamment les droits de succession. Si vous investissez dans une forêt, vous bénéficiez d'un abattement de 75 % de la valeur de la forêt sur les droits de donation ou de succession. 

Le dispositif "Defi-forêt"

Le dispositif Defi-forêt en faveur de l'investissement forestier a été prorogé jusqu'au 31 décembre 2020. Sous certaines conditions, il ouvre droit à une réduction d'impôt sur le revenu au titre des dépenses d'achat de parcelles forestières de 18 % du prix d'achat des terrains ou des parts, limité à un plafond annuel de dépense de 5 700 euros pour une personne seule et de 11 400 euros pour un couple. À cela s'ajoute une réduction d'impôt sur le revenu pour les cotisations d'assurances couvrant les bois et forêts (à hauteur de 76 % des sommes versées).Vous aurez aussi droit à un crédit d'impôt si vous faites des travaux forestiers (plantation, élagage…), dans la limite de 18 % de leur montant. Pour les bénéficiaires adhérant à une organisation de producteurs et les bénéficiaires membres d'un groupement d'intérêt économique et environnemental forestier, ce taux est porté à 25 %.

La vigne : un placement qui se bonifie avec le temps

Investir dans un vignoble est un rêve accessible grâce aux groupements fonciers viticoles (GFV). Ce placement permet de détenir une parcelle de vignes dont l'exploitation est confiée, par bail à long terme, à un viticulteur. Ce fermage donne lieu au versement de revenus annuels, calculés en proportion du nombre de parts détenues.En plus d'être un placement plaisir, acheter des parts de vignoble se révèle  rentable (en moyen 5 % de rendement annuel) et fiscalement inetressant. Les revenus perçus par les associés peuvent être taxés selon le régime du "micro-foncier" si leurs revenus fonciers n'excèdent pas 15 000 euros. Le micro-foncier permet l'application d'une déduction forfaitaire de 30 %. Les revenus peuvent aussi être taxés (régime réel d'imposition) dans la catégorie des revenus fonciers après déduction des impôts fonciers, des frais de gestion et d'autres charges fiscalement déductibles. Investir dans un GFV est aussi un outil de transmission idéal. En cas de donation ou de succession, les droits à acquitter bénéficient d'un abattement de 75 % du montant de GFV transmis dans la limite de 101 897 euros et 50 % au-delà. Conditions pour bénéficier de cet abattement : les parts doivent avoir été détenues depuis au moins 2 ans par le donateur ou le défunt. Pour sa part, l'héritier ou le bénéficiaire de la donation doit conserver les parts au moins 5 ans. 

La pierre papier : risques limités et rentabilité à la clé

Bon compromis entre les produits financiers et l'immobilier en direct, les SCPI (Sociétés civiles de placement immobilier) détiennent un patrimoine immobilier mis en location. En achetant des parts d'une SCPI, vous devenez associé de la société qui vous versera en contrepartie une quote-part des loyers perçus, après déduction des travaux éventuels et des frais de gestion. Ce sont des sociétés financières qui gèrent des portefeuilles immobiliers pour le compte de leurs clients. Il en existe plusieurs types : les SCPI de rendement, fiscales (Malraux, Pinel...) ou de plus-value. Pratiquement, elles détiennent un patrimoine immobilier composé de bureaux, logements ou commerces, qui est mis en location. En achetant des parts de SCPI, vous devenez associé de la société. Vous investissez donc des capitaux qui seront ensuite investis dans des actifs immobiliers divers. C'est un excellent moyen d'obtenir un complément de revenus à condition d'être vigilant quant à la qualité du bien. Accessibles quel que soit le budget disponible, avec un rendement avoisinant les 5 %, c'est une bonne solution pour les investisseurs à la recherche de revenus complémentaires réguliers.

Plan d'épargne logement et livrets : les indétronables

Vous êtes jeune, poursuivez des études ou débutez dans la vie professionnelle. Mais vous n'avez pas encore de revenus (ou pas assez) pour acheter un bien immobilier ou investir dans des placements demandant une plus ou moins importante mise de fonds. Qu'ils soient ouverts par votre famille (ce qui est souvent le cas) ou par vous-même, les livrets sont une excellente solution pour commencer à épargner :
  • l'épargne logement. C'est un moyen efficace pour se constituer un apport personnel en vue d'acquérir un bien immobilier plus tard. Plusieurs arguments plaident en sa faveur : c'est un placement sans risque et son fonctionnement est simple. Il est ouvert à tous (même aux mineurs). La mise de fonds pour son ouverture est peu élevée (225 euros minimum). Ensuite, il suffira de verser au moins 540 euros par an (pendant 4 ans au moins). Le plafond des versements étant de 61 200 euros (hors intérêts et prime d'État) ;
  • les livrets d'épargne défiscalisés. Optez pour des livrets réglementés du type Livret A, Livret développement durable (LDD), Livret d'épargne populaire (LEP) dont les taux de rendement sont respectivement de 0,75 % pour les deux premiers et 1,25 % pour le LEP. Pour les plus jeunes (les 12/25 ans), on privilégiera le Livret Jeune. Il leur permettra de se constituer une réserve d'argent disponible à tout moment pour faire face à des dépenses ou financer des projets. Son taux de rémunération, librement fixé par les banques, ne pourra jamais être inférieur à celui du Livret A. Les intérêts sont exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

L'assurance-vie

Le tour d'horizon des placements ne serait pas complet si l'on ne parlait pas de l'assurance-vie. Avec l'immobilier, elle figure en bonne position dans le cœur des Français. Il faut dire qu'elle bénéficie d'un statut fiscal privilégié, à savoir des gains peu ou pas taxés et des capitaux décès exonérés de toute taxation dans la plupart des cas. À l'issue de 8 années de détention, les contrats d'assurance-vie bénéficient d'une fiscalité allégée et d'un abattement fiscal. L'assurance-vie permet de privilégier un proche tout en diminuant les droits de succession à condition de faire attention à l'âge où sont effectués les versements et à la rédaction de la clause bénéficiaire.