Habitat 

Rénovation
Priorité aux performances énergétiques

Par Marie-christine Ménoire |  Le 18/02/2019

Les logements construits dans les années 70 n'étaient soumis à aucune norme de construction ni réglementation thermique. Ces « passoires énergétiques » sont des gouffres financiers pour le portefeuille. Une bonne isolation est la meilleure solution pour y remédier. Voici quelques conseils pour faire de votre logement un vrai cocon.

Traquez les fuites !

Les spécialistes estiment que les pertes de chaleur sont de :
? 25 à 30 % pour le toit
? 20 à 25 % pour les murs
? 20 à 25 % pour l'air renouvelé
? 10 à 15 % pour les fenêtres
? 7 à 10 % pour le sol
? 5 à 10 % pour les ponts thermiques

Secrets d'une isolation réussie

Isoler c'est bien, encore faut-il le faire dans les règles de l'art. Le secret d'une isolation réussie repose sur :
? une isolation performante et certifiée ;
? une bonne étanchéité à l'air et le traitement des ponts thermiques ;
? une ventilation maîtrisée. La ventilation a pour but d'évacuer l'humidité, la vapeur d'eau et la pollution liées à l'occupation des bâtiments, ce qui garantit l'hygiène des lieux et la santé des occupants. Qu'elle soit à simple ou double flux, pour être efficace, elle doit être associée à une isolation performante ;
? une forte résistance thermique. Elle dépend de la conductivité thermique du matériau isolant et de son épaisseur ;
? une pose de qualité.

Bien choisir son isolant

En plus du prix, d'autres critères devront guider votre choix : ses performances thermiques et phoniques, sa tenue dans le temps (risque de tassement...), sa perméabilité à la vapeur d'eau, son inflammabilité, sa facilité de pose et l'usage que vous voulez en faire... La liste des isolants est longue. Parmi les plus utilisés : les isolants minéraux  (laine de verre, laine de roche...), les isolants naturels  (liège, fibres de bois, chanvre, laine de mouton, ouate de cellulose... ), les isolants synthétiques (polystyrène expansé, polystyrène extrudé, polyuréthane...).

Intérieure ou extérieure ?

L'isolation doit s'adapter aux contraintes de votre habitation et à vos besoins. Pour vos murs, vous aurez le choix entre :
? l'isolation par l'intérieur qui améliore les performances thermiques de la maison, sans modifier l'aspect extérieur de la façade. Facile à poser, elle présente cependant un petit bémol : elle réduit la surface des pièces isolées... ;
? l'isolation par l'extérieur est préconisée en cas de rénovation, notamment lorsqu'un ravalement est à faire. Plus lourde à mettre en place et plus coûteuse, cette solution a l'avantage d'offrir une isolation très efficace. Elle permet d'éliminer la plupart des ponts thermiques et donc les pertes de chaleur. Il faut apporter un soin particulier aux ouvertures, aux points de jonction avec la charpente et aux parties basses des murs extérieurs. Il n'y a pas de perte de surface pour les pièces intérieures. Comme elle modifie l'aspect extérieur de la maison, une déclaration préalable de travaux est nécessaire.

Des aides financières

Vos efforts pour réaliser des économies d'énergie seront récompensés par plusieurs aides. Par exemple :
? le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) qui permet de déduire de l'impôt sur le revenu 15 %, 30 % voire même 50 % du montant des dépenses effectuées selon le type de travaux réalisés
? la possibilité de demander un Éco-PTZ permettant de financer jusqu'à 30 000 € maximum de travaux d'économie d'énergie
? des aides de l'Anah, notamment dans le cadre du programme « Habiter mieux »
? le chèque énergie. Accordé aux propriétaires et locataires en fonction de leurs ressources et de la composition de leur foyer pour les aider à payer leurs factures d'énergie mais aussi les travaux de rénovation énergétique éligibles au CITE.

À savoir

En 2019, le CITE est étendu à :
- l'installation de chaudières à très haute performance énergétique n'utilisant pas le fioul dans la limite d'un plafond de dépenses fixé par arrêté.
- les travaux de remplacement des fenêtres au taux de 15 % dans la limite d'un plafond fixé par arrêté.
- les frais de pose pour l'installation d'équipements de chauffage utilisant une source d'énergie renouvelable au taux de 30 % dans la limite d'un plafond fixé par décret.
- la dépose d'une cuve à fioul au taux de 50 % sous conditions de ressources fixées par décret.