Interview 

Marché immobilier à grande vitesse
Embarquez avec le notaire !

Par Christophe Raffaillac |  Le 21/02/2019

En 2018, le marché immobilier girondin enregistre un rythme de croisière à faire pâlir d'envie bien d'autres territoires. Il faut dire que certains chiffres donnent un peu le vertige vu la progression qu'ils connaissent. À Bordeaux, le prix des appartements nous transporte vers les sommets avec un prix médian de 4 210 €/m2. Un tarif qui permet à la ville d'occuper la 3e place sur le podium des villes les plus chères de France derrière Nice et Aix-en-Provence. Le tout à un rythme effréné puisque l'on enregistre une progression de 17,8 % sur 12 mois. À l'échelle de la métropole bordelaise, le marché ne subit qu'une petite baisse de régime. Le prix médian des maisons anciennes s'élève à 320 000 € dans un contexte haussier de + 9 %. À l'instar des secteurs Sud-Garonne et Médoc où les maisons augmentent de respectivement  de + 5 % et 4,6 % et 3,4 %.
Dans ce grand élan immobilier, seuls les secteurs Entre-deux-Mers et Nord-Gironde semblent un peu marquer le pas. Ils se satisfont de hausses contenues de 3,4 % pour le premier et de 1 % pour le second. Au-delà de ces chiffres, découvrons les caractéristiques propres à chaque secteur au travers des témoignages des notaires sur la base des ventes enregistrées sur 12  mois à fin octobre 2018.

Fabrice Gauthier Notaire à Bordeaux

« Bordeaux continue de faire la course en tête puisqu'elle arrive en 3e position des villes de province les plus chères de France après Nice et Aix-en-Provence. Elle a manifestement changé de cylindrée puisque de nombreux critères d'appréciation du marché se déclinent avec le « 4 » en premier chiffre : 4 200 €/m2 pour les appartements anciens, 4 250 €/m2 pour les appartements neufs et le budget pour une maison tend vers les 450 000 €. Des prix élevés qui n'ont pas empêché le marché de bien performer en termes de ventes en 2018.  Si nous nous projetons, 2019 pourrait s'accompagner d'un ralentissement de la hausse des prix.
Ce que nous appelons une décélération qui affecterait tant les prix que les volumes, à l'instar de la tendance observée au 4e trimestre 2018.
Il faut dire qu'à Bordeaux, les appartements ont progressé en valeur de 17,8 % sur 12 mois. L'attrait pour la métropole ne se dément pas, elle offre un bassin d'emplois tertiaires et se trouve peu menacée par les soubressauts des secteurs industriels, par conséquent c'est un territoire privilégié pour investir. Reste à trouver les biens compte tenu de la raréfaction de l'offre et de la hausse des prix.
Une problématique que les acquéreurs doivent bien avoir en tête avant se se lancer. »