Actualités 

Marché immobilier 2018
Succès de la méthode champenoise !

Par Christophe Raffaillac |  Le 14/03/2019

Avec une production marquée par la confiance des acquéreurs et des taux d'intérêt planchers, le marché immobilier champenois a produit un bon millésime 2018. Le nombre de transactions et le niveau des prix ont connu des poussées florissantes.

visuel dossier
Fort de leur savoir-faire dans la collecte et l'analyse des prix, les notaires de la Marne ont profité du salon immobilier de Reims pour présenter les chiffres enregistrés en 2018. Une année plutôt fertile puisque le département de la Marne connaît une hausse des ventes pour la 3e année consécutive, comme l'a indiqué François Gauthier, notaire à Reims. Cette belle production s'explique par la confiance des acquéreurs qui n'hésitent pas à profiter des taux d'intérêt et l'appétit des investisseurs qui proposent des appartements en colocation. Nous voilà en présence d'un marché champenois en pleine croissance.

La Marne joue de son pouvoir de séduction

Signe de la belle évolution du marché rémois, les ventes qui ont augmenté de 6,2 % en 2018 tous logements confondus. Un marché productif qui s'accompagne de hausses de prix, de + 0,2 % seulement pour les appartements mais de + 3,5 % pour les maisons.
Les logements en copropriété se négocient au prix médian de 1 860 €/m2 dans la Marne et 2 040 €/m2 à Reims. Dans la préfecture, les acheteurs doivent composer avec une grille de tarifs allant de 1 820 €/m2 dans le quartier Saint-Rémi à 2 590 €/m2 dans le centre de Reims. S'ils envisagent l'acquisition d'un appartement neuf, l'addition s'élève à 3 520 €/m2.
Pour ceux qui projettent d'acheter une maison, il leur faudra débourser 213 000 € dans un marché en hausse de prix de 5,5 %. En rejoignant la périphérie de Reims, la tension ne retombe guère puisque les maisons à Tinqueux se négocient 230 000 € mais pour des superficies plus importantes qu'à Reims. Seuls les territoires éloignés de la métropole se montrent plus abordables, comme Épernay à 150 000 € ou encore Chalons-en-Champagne à 152 000 €. Les amateurs de maisons neuves trouveront sur leur route des parcelles à 65 000 € en prix médian dans un marché haussier de 2,8 %.
Notons qu'en matière de foncier, la Marne se montre bien plus exigeante que l'Aube ou les Ardennes à respectivement 45 000 et 30 000 €.
Signe du dynamisme du marché champenois, l'âge des acquéreurs : un tiers d'entre eux se situent dans la tranche de 30 à 39 ans.
Pour tous les porteurs de projets, leurs acquisitions sont facilitées par des taux d'intérêt planchers et la fluidité du marché. Ils peuvent signer avant d'avoir vendu et se tourner vers le prêt relais pour faciliter leur opération achat/revente. Quant aux investisseurs, ils misent sur la colocation pour louer leur bien. Voilà la recette du succès !

Les Ardennes offrent de belles entrées de gamme

À l'instar de la Marne, les Ardennes affichent des volumes de ventes florissants avec une progression de 25 % sur le marché des appartements. Certes ce chiffre doit être relativisé par rapport au nombre de transactions, mais il témoigne là encore d'une belle dynamique. Il faut dire que les collectifs se négocient au tarif attractif de 980 €/m2.
Le marché des maisons ne connaît pas une aussi forte croissance, mais les ventes progressent tout de même de 2,7 %. Dans ce contexte, elles se négocient 108 000 €, avec une fourchette allant de 80 000 € dans le secteur de Vouziers à 128 000 € dans l'arrondissement de Rethel. C'est le secteur de Charleville-Mézières qui enregistre la plus forte hausse de prix, soit 8 % en 2018 pour un prix médian de 108 000 euros. À l'opposé, le secteur de Redan chute de 8,7 % et s'établit à 100 000 €.

L'Aube cultive les disparités de son marché

L'Aube applique les mêmes recettes et profite d'une hausse des ventes de 4,3 % pour le marché des appartements et 1,9 % pour celui des maisons. Seuls les terrains reculent assez nettement avec - 12,3 %. Les chiffres nous apprennent qu'il fait meilleur marché se loger à Troyes qu'à Reims. Avec un écart de prix de presque 1 à 2, la préfecture de l'Aube réclame un budget de 1 220 €/m2 alors qu'il faut 2 040 €/m2 dans la cité rémoise. Parmi les prix les plus élevés, nous trouvons logiquement les villes de Sainte-Savine à 1 390 €/m2, et Saint-André-les-Vergers à 1 300 €/m2 à l'ouest de Troyes. Pas très éloignés des 1 400 €/m2 qu'il faut débourser pour se loger dans les quartiers Cathédrale et Gare de Troyes. Quant au marché des maisons, il laisse la périphérie troyenne arriver en pôle position avec un prix médian de 160 000 € derrière la ville de Troyes à 141 000 €. Là encore, de beaux écarts séparent ces deux secteurs avec celui des Côtes-de-Bar affichant un prix médian de 87 500 €/m2. Ces différences de prix tiennent aussi des superficies puisque dans la périphérie troyenne, les maisons de 5 pièces et plus représentent 64 % des ventes contre seulement 47 % dans les Côtes-de-Bar.

Source : Chambre interdépartementale des Notaires de la Cour d'Appel de Reims - Notaires de France