Mon notaire m'a dit 

Marché immobilier 2018
Succès de la méthode champenoise !

Par Christophe Raffaillac |  Le 14/03/2019

Avec une production marquée par la confiance des acquéreurs et des taux d'intérêt planchers, le marché immobilier champenois a produit un bon millésime 2018. Le nombre de transactions et le niveau des prix ont connu des poussées florissantes.

Quelles sont les particularités de cette année 2018 ?

Me Gauthier : Je dirais « une belle dynamique » puisque nous connaissons une hausse des volumes pour la 3e année consécutive, avec des augmentations en zone urbaine et rurale pour les appartements et les maisons. Les prix en profitent et bénéficient d'une légère hausse.

Peut-on dire que Reims est une « locomotive » dans le département ?

Me Gauthier : Reims peut compter sur son attractivité en raison de son pouvoir économique, des aménagements urbains et des rénovations très qualitatives. Il faut souligner la population étudiante en augmentation et en recherche de logements. Pour répondre à la demande, des résidences étudiantes ont vu le jour. De jeunes investisseurs n'hésitent pas à rénover des petites surfaces dans l'ancien pour proposer des meublés. Les moyennes surfaces permettent de répondre à la demande de colocation en fort développement chez les étudiants et jeunes actifs. Aujourd'hui, de plus en plus d'investisseurs se lancent dans cette aventure en achetant des appartements anciens qu'ils rénovent

Quels sont les prix médians pratiqués ?

Me Gauthier : À Reims, le prix médian a passé le cap des 2 000 euros/m2. Bien évidemment, ce chiffre cache des disparités très importantes entre les quartiers périphériques allant de 1 500 euros/m2 et le centre-ville atteignant 2 500 euros/m2. Pour des petites surfaces rénovées, il faut se baser sur 3 000 euros du m2 dans l'ancien.

Et pour une maison en périphérie, quel budget faut-il prévoir ?

Me Gauthier : Le prix médian des maisons s'établit à un peu plus de 200 000 euros avec des disparités importantes. Dans le centre-ville, le prix moyen s'élève à 450 000 euros alors que certains quartiers plus excentrés affichent un ticket d'entrée à 150 000 euros.

Quelles autres villes profitent d'un marché dynamique ?

Me Gauthier : Des villes comme Chalons, Eperney profitent d'une demande soutenue. Dans les secteurs ruraux, le marché frémit à condition de ne pas s'éloigner des centres-villes.

Dans ce contexte, que conseillez-vous aux acquéreurs en ce début d'année 2019 ?

Me Gauthier : Je leur conseille de profiter des taux d'intérêt à des niveaux planchers, des prix de l'immobilier connaissant une hausse modérée et de la variété des biens sur le marché.

Pensez-vous que 2019 sera un bon millésime ?

Me Gauthier : Nous pouvons raisonnablement penser que 2019 va profiter des mêmes atouts que 2018 avec des taux qui vont rester à leur plus bas niveau. Il faut aussi compter sur la fluidité du marché qui autorise d'acheter un nouveau bien avant même d'avoir vendu sa maison, à condition d'être dans le prix du marché.
Ce qui se traduit par des délais de commercialisation relativement courts. Cependant, nous constatons depuis le début de l'année un petit tassement du nombre des transactions.
Après les hausses de volumes enregistrées en 2017 et 2018, le marché devrait se stabiliser tout en restant sur les mêmes niveaux de prix.

Me FRANÇOIS GAUTHIER
Notaire à Reims