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Banquier ou courtier ?
Le match du crédit

Par Christophe Raffaillac |  Le 16/09/2019

Avec des taux d'intérêt qui battent de nouveaux records chaque mois, banquiers et courtiers voient défiler pas mal de particuliers qui veulent emprunter. Découvrons la stratégie déployée par chacun pour gagner de nouveaux dossiers.

D'un côté le banquier qui peut avancer des taux d'intérêt planchers et de l'autre le courtier qui saisit les meilleures opportunités de ses partenaires bancaires. Dans ce match très disputé sur le terrain du financement immobilier, lequel va s'octroyer le plus de lauriers ? Réponse avec ce comparatif pour que l'emprunteur signe en toute sérénité et efficacité.

Match conseils

Un projet immobilier nécessite un accompagnement de tous les instants surtout lorsqu'il s'agit d'une première acquisition. Banquier et courtiers ne manquent pas d'arguments pour séduire leurs clients en proposant un suivi personnalisé depuis la proposition commerciale jusqu'au déblocage des fonds. Un terrain où nos deux forces en présence déploient des stratégies bien distinctes. Si le banquier joue la carte du conseil patrimonial, le courtier se positionne davantage en partenaire immobilier. Deux postures qui découlent de leurs métiers de base : la banque profite d'une vue à 360° sur la situation financière de son client, elle peut l'orienter en fonction de son épargne et de son niveau d'endettement. Le cabinet de courtage ne peut s'appuyer sur un historique client aussi poussé et il se concentre sur la mise en oeuvre du plan de financement. Si l'agence bancaire ne démérite pas, elle doit gérer de nombreux produits et clients qui ne lui laissent pas toujours la disponibilité attendue par ses clients emprunteurs.

Égalité BANQUIER/COURTIER

Match taux d'intérêt

Voilà un argument de poids aux yeux des emprunteurs. Avec la baisse significative des taux d'intérêt, les banques se positionnent avec des offres très compétitives dès la première consultation. Mais les fourchettes observées entre les bons et les moins bons dossiers laissent apparaître des écarts de taux significatifs : de 0,75 % considéré comme excellent à 1,35 % jugé bon selon le courtier meilleurtaux pour un emprunt sur 20 ans. Un rapide calcul fait apparaître une différence de 0,6 point selon le profil de l'emprunteur. Dans la recherche du taux le plus attractif, le courtier peut avancer ses pions puisqu'il travaille avec différentes banques partenaires, il peut saisir toutes les opportunités du moment. De son côté, le banquier doit composer avec la politique commerciale plus ou moins agressive que décide d'appliquer son siège.

Égalité BANQUIER/COURTIER

Match prestations associés

Au-delà du taux d'intérêt, il convient d'apprécier tous les frais qui viennent impacter le coût du crédit. À commencer par l'assurance emprunteur qui varie fortement en fonction de l'âge et du profil du client. Notons une valeur moyenne de 0,30 % pour des emprunteurs âgés de 40 ans. Mais avec la délégation qui permet de choisir un autre assureur que celui de la banque, les courtiers peuvent abattre un bel atout. En négociant auprès de leurs partenaires, les propositions alternatives permettent de diviser l'addition par deux. Il faut toutefois veiller à la qualité des clauses dont va bénéficier l'assuré.

Avantage COURTIER

Match Frais

Le chapitre des charges annexes ne doit pas être négligé : cela comprend la garantie du prêt et les frais de dossier. Si la banque peut faire profiter de ristournes conséquentes sur le montage du prêt compte tenu de ses nombreuses activités, le courtier doit penser à se faire rémunérer. Retenons que cela se chiffre à environ 800 € dans une grande banque contre 2 000 € dans un réseau de courtage. Si le courtier semble moins bien placé sur ce terrain, cela dépend aussi du profil de l'emprunteur.

Avantage BANQUIER

Verdict ?

Cette confrontation donne lieu à une parfaite égalité entre banquiers et courtiers. Mais elle met en lumière des prestations bien différenciées que les emprunteurs sauront désormais apprécier avant de se décider.