Vrai Faux 

Surélévation
Quelles solutions pour que votre maison prenne de la hauteur ?

Par Christophe Raffaillac |  Le 21/01/2021

Face aux traditionnelles extensions pour bénéficier de plus d'espace, les surélévations de maisons constituent une bonne réponse. Moins gourmandes en terrain, elles offrent de belles possibilités pour personnaliser son habitation… dans le respect de la réglementation.

Conséquence des confinements et couvre-feux successifs, les Français plébiscitent les solutions pour améliorer leur cadre de vie. Le confort de leur logement figure désormais au rang de leurs priorités. Avec dans bien des cas le projet de disposer d'une maison plus spacieuse, qui fait germer l'idée d'avoir un étage supplémentaire. Une extension verticale qui nécessite de s'entourer de toutes les autorisations et précautions pour que le projet pousse dans de bonnes conditions. Découvrons les questions à maîtriser au moment de se lancer dans un chantier de surélévation.

Toutes les constructions peuvent se voir greffer un étage supplémentaire

FAUX. La construction d'un étage supplémentaire va venir s'appuyer sur les murs préexistants. À l'origine, le bâtiment n'a pas été conçu pour supporter cette charge supplémentaire. Pour rehausser une maison d'un étage et éviter des déformations, il faut évaluer la solidité de la structure et éventuellement refaire la charpente. Pour cela, l'avis d'un professionnel du bâtiment est indispensable.

Une surélévation nécessite l'obtention d'une autorisation

VRAI. Selon la surface de plancher envisagée, une surélévation nécessite une demande de permis de construire ou une déclaration de travaux. Ces autorisations doivent être affichées en évidence, visibles de la rue pendant toute la durée des travaux de surélévation, et au minimum pendant deux mois.

Une déclaration de travaux peut suffire pour surélever sa maison

VRAI. Une déclaration de travaux suffit lorsque la surface de plancher s'avère inférieure à 40 m² en zone couverte par un PLU. Cependant, il faut que la surface totale de la maison ne dépasse pas les 150 m² après les travaux de surélévation. En dehors de ces critères, il faut déposer un permis de construire.

Le nouvel étage nécessite les mêmes matériaux que la construction d'origine

FAUX. Dès lors que la surélévation peut être envisagée, plusieurs solutions architecturales peuvent être mises en oeuvre. Depuis la surélévation en bois à la fois écologique et économique, en passant par une construction à toit plat très moderne ou en optant pour une réalisation en zinc combinant légèreté et durabilité, autant d'options qui méritent réflexion.

Une surélévation revient moins cher qu'un agrandissement ?

FAUX. Lorsqu'il s'agit de rehausser des combles, les travaux nécessitent l'intervention des mêmes corps de métier que s'il fallait réaliser une extension horizontale. En effet, le prix médian des travaux est estimé à 1 500 €/m2.

Un nouvel espace peut être créé sans avoir à surélever sa maison

VRAI.  Dans ce cas, il s'agit ici d'augmenter la surface de la maison en aménageant l'espace sous toiture. Cela suppose que le toit présente une hauteur suffisante et que la charpente respecte une conception traditionnelle. À défaut, elle pourra être modifiée pour rendre les combles aménageables.

Il faut se poser la question de la surélévation au moment de l'achat de la maison

VRAI. Si la maison est située à proximité d'un site classé ou d'un monument historique, l'avis d'un architecte des bâtiments de France est requis. De plus, certaines municipalités interdisent de modifier la pente des toits des maisons. D'où l'importance d'acheter par l'intermédiaire de son notaire, puisqu'il s'informe de la réglementation qui encadre le bien au moment de la signature du compromis de vente.