Interview 

Norbert Chef cuisinier
Ses bonnes recettes s'invitent chez vous

Par Christophe Raffaillac |  Le 13/12/2016

Festive, inventive, gustative, la bonne cuisine fait partie des ingrédients indispensables pour donner de la saveur au cœur même de nos maisons. Norbert Tarayre, Chef cuisinier sur M6, nous dévoile ses recettes et projets de fin d'année !

Que nous réservez-vous comme recette de fin d'année ?

Norbert : je pense qu'il faut travailler les légumes et partir sur un plat plus végétal à la place des produits nobles, tels que le confit de canard ou saumon fumé. Pourquoi ne pas préparer un potage avec une petite crème de noisette ? En plat principal, je verrais bien du céleri boule cuit au four - pour remplacer la viande - avec de petits veloutés de chou-fleur. Une terrine de foie gras peut accompagner le tout pour les nostalgiques… Et le lendemain de Noël, je pense à un bon poulet rôti. Il faut éviter de trop manger pour bien apprécier les bons petits plats préparés à l'occasion des fêtes !

Quelles surprises préparez-vous sur M6 et 6ter ?

Norbert : une émission inédite coanimée avec Sophie Ferjani, « Norbert commis d'office : 24h pour un Noël de rêve », diffusée le vendredi 23 décembre à 20h55 sur 6ter. Nous rejoignons une famille pour l'aider à préparer un Noël aussi spectaculaire que magique ! 24 heures et un budget minimum vont nous suffire pour en mettre plein la vue et plein les papilles à notre famille.

Avez-vous d'autres projets télé sur M6 et 6ter ?

Norbert : oui, avec le retour de l'émission les «Chefs contre-attaquent» sur M6. On s'intéresse aux cantines, en comparant des produits pré-cuisinés d'un côté et des aliments bio de l'autre. L'idée, c'est de sensibiliser les enfants sur l'importance de bien se nourrir et l'intérêt de consommer des produits locaux.
Un rôle pédagogique, pour un sujet qui  participe au bon épanouissement des enfants. Le tout dans une série TV avec de l'humour et du punch pour que le sujet soit d'autant mieux compris des petits et des grands. Et bien sûr, je poursuis l'aventure « Commis d'office », histoire de sauver les apprentis cuisiniers, les vendredis à 20 h 55 sur 6TER !

Vous avez aussi ouvert des restaurants, qu'est-ce qui vous motive dans ce projet ?

Norbert : je viens en effet d'ouvrir une table d'hôtes à Courbevoie « Chez Norbert ». C'est un projet qui me tenait vraiment à cœur. Je prends du plaisir à servir une douzaine de couverts dans une ambiance conviviale. J'ai 2 autres restaurants, le « Saperlipopette » à Puteaux et le « Macaille » à Suresnes, avec des prix accessibles, tout en servant des repas de qualité, à base de produits frais. Je suis ravi de l'engouement qu'ils suscitent, qui tient aussi au décor très soigné.Le service haut de gamme contribue bien sûr à leur succès. Une belle réussite d'autant que ces bonnes tables se trouvent en banlieue, dans les Hauts-de-Seine, et attirent une clientèle parisienne. Pour moi, c'est un vrai bonheur d'arriver à m'implanter dans cet endroit de la région parisienne où je me sens si bien !

Avez-vous fait le choix de vivre plutôt en maison ou en appartement ? Pour quelles raisons ?

Norbert : J'ai grandi en appartement et aujourd'hui je vis dans un loft. Mais à choisir, je préférerais la maison. Car il n'y a pas autant de contraintes que dans une copropriété où les travaux dépendent de l'avis du syndic. Acheter un appartement revient un peu à acquérir un fonds de commerce, car les murs sont la propriété de tous. Quitte à investir pour ses enfants, il vaut mieux s'orienter vers une maison. On n'y a pas les inconvénients de l'appartement et on peut également la louer.

Avez-vous pensé à investir dans l'immobilier ?

Norbert : c'est mon rêve ! J'ai une vraie passion pour les vieilles pierres tels des corps de ferme. Je m'intéresse à l'architecture française avec toutes ses spécificités, les colombages, l'ardoise, le bois, la pierre… Pas étonnant, car chaque terroir compte ses spécialités culinaires. C'est vrai que je ressens une vraie alchimie entre l'immobilier et la cuisine. On ne va pas faire les mêmes recettes, ni avoir les mêmes envies de plats en fonction du type d'habitat où on se trouve. Qu'il s'agisse d'une maison de maître, une chaumière ou une demeure victorienne, ils retransmettent une saveur toujours ennivrante pour moi.

Côté déco, préférez-vous une ambiance plutôt colorée ou qui fait place à la sobriété ?

Norbert : je suis fan des matières brutes comme le bois, le tissu, le métal. Dans mon loft table d'hôtes, j'ai souhaité avoir une forte présence de bois, environ
80 % des matériaux. Ce qui participe à créer l'univers d'un chalet urbain, avec en plus une cheminée éthanol supportée par des rondins de bouleau. Un lustre tombant de 3 mètres d'envergure se trouve au-dessus de la table aux pieds en acier brossé. Une bibliothèque de 5 mètres, qui se trouve tout le long du mur porteur, participe aussi à créer une ambiance très chaleureuse. Cela fait de cet intérieur un univers à la fois chic et cosy ! Tout ça pour dire que je m'éclate en créant une déco où on se sent bien. Et puis, j'attache une place prépondérante à la musique, qui joue sur l'humeur, la motivation, les émotions… Ma table d'hôtes « Chez Norbert » est donc équipée d'amplis qui s'adaptent en fonction du niveau des discussions, comme des tapis musicaux.

Que pensez-vous des notaires, qui nous accompagnent pour être propriétaires ?

Norbert : on se dit que les notaires prennent de l'argent, mais on oublie souvent que l'État se sert majoritairement au passage. Les actes des notaires nous protègent et leurs conseils nous permettent de prendre les bonnes décisions, dans des moments comme le mariage, l'achat immobilier ou les successions. Et puis, ils proposent désormais des actes électroniques signés sur tablette, ce qui permet de gagner beaucoup de temps. Enfin, lorsqu'on va chez le notaire pour signer une acquisition, on est forcément super content ! Un peu moins en cas de succession, encore qu'il peut s'agir d'un héritage sympathique. Personnellement, j'ai toujours eu de bonnes expériences chez le notaire…

La RECETTE DE NORBERT : DES LÉGUMES EN FÊTE !

? Prenez un céleri rave, ajoutez du gros sel autour que vous prenez soin de bien solidifier à l'aide d'un verre d'eau.

? Cuisez au four entre 1 heure 30 et 2 heures à 180 ° pour que le légume degage toute sa saveur et du jus.

? Cassez la croûte de sel et servez le céleri entier ou en quartiers en prenant soin de bien le réchauffer.

? Accompagnez-le d'un bon poulet rôti pour avoir un dîner à la fois savoureux et léger !