Habitat 

Protéger sa maison
Les 3 gestes barrières

Par Christophe Raffaillac |  Le 19/04/2021

Pour faire obstacle aux intrusions qui peuvent se produire dans une maison, il existe des moyens de prévention. Il suffit de s'entourer de systèmes de protection qui préservent de toute agression.

Notre maison nous protège au quotidien, surtout dans cette période de crise sanitaire, et nous lui devons bien quelques attentions. Pour cette raison, il nous faut penser à appliquer quelques gestes barrières qui vont la mettre à l'abri des intrusions et éventuelles dégradations. Différents systèmes d'alarmes veillent sur la sécurité de notre bien au quotidien. Avec plusieurs niveaux d'intensité, selon qu'il faut dissuader, stopper voire immobiliser les individus étrangers qui tentent de s'infiltrer. Une stratégie qui repose sur 3 gestes barrières utiles à appliquer en toute situation.

1er geste : protéger Vidéo protection

Cambrioleurs, «souriez, vous êtes filmés», c'est l'effet assuré avec les systèmes de vidéo protection qui veillent discrètement sur l'extérieur et l'intérieur de nos maisons. En effet, la vidéosurveillance reste l'un des moyens les plus efficaces pour réduire les risques de cambriolage. Selon une étude réalisée par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), les caméras diminuent le risque de cambriolage de 22 %, contre seulement 15 % pour les digicodes et 7 % pour les portes blindées. D'où leur généralisation qui constitue un premier bouclier pour éviter les intrusions.
De quoi assurer une surveillance en temps réel, puisque les applications smartphone ou tablette autorisent de visionner tout ce qui se passe à l'instant T. Outre cette fonctionnalité, les caméras servent aussi à capturer des photos ou enregistrer des vidéos sur demande.
Des caméras d'autant plus efficaces qu'elles savent se montrer discrètes. À l'extérieur, elles disposent d'une vision nocturne avec capteur infrarouge pouvant repérer tout détail anormal à une distance de 30 mètres, y compris de nuit. À l'intérieur, elles s'intègrent subtilement dans les pièces « sensibles » grâce à leur format réduit. Autre belle évolution, leur installation réalisée par des professionnels s'effectue très rapidement. En connectant la caméra à un système d'alarme, cela permet d'effectuer aisément une levée de doute en cas de déclenchement du système.

2e geste : tester Alarme anti-intrusion

Chaque année, 2 % des habitations sont victimes d'un vol par effraction ou d'une tentative d'intrusion. D'où l'intérêt de se reposer sur une alarme qui, de plus, va être interconnectée avec les caméras de surveillance.
Le système se compose de plusieurs éléments qui interagissent en fonction des situations rencontrées. Le cœur du dispositif repose sur la centrale. Reliée à différents capteurs, celle-ci déclenche un certain nombre d'actions : mise en route des sirènes intérieure et extérieure, enregistrement de la caméra, envoi d'un message au propriétaire ou à une société de télésurveillance…
Pour prévenir toute intrusion, l'alarme dispose de détecteurs d'ouverture de porte assurant une protection périmétrique du logement. En cas de manipulation, ils préviennent la centrale. Mieux vaut en prévoir au moins un pour chaque porte et chaque fenêtre facilement accessible. Certains fabricants proposent des capteurs de vibrations censés repérer toute tentative d'ouverture. Leur portée doit être suffisamment grande, surtout si le logement est spacieux. Pour compléter l'arsenal dissuasif, des détecteurs de mouvement assurent une protection volumétrique du logement. Il faut les placer dans les endroits les plus passants.
Enfin, le dispositif ne saurait être complet s'il n'embarque pas de sirènes. À l'extérieur, elle doit être suffisamment puissante pour alerter le voisinage et orienter les forces de l'ordre à l'aide d'un flash lumineux. À l'intérieur, elle a pour but de gêner un cambrioleur qui aurait réussi à pénétrer dans la maison.

3e geste : alerter Actions d'intimidation

Le système d'alarme poursuit son action au point de stopper net les cambrioleurs dans leur entreprise. D'où le déploiement de solutions radicalement neutralisantes. De plus en plus, le générateur de brouillard se répand chez les particuliers. À la détection d'une intrusion, le brouillard envahit l'ensemble de l'habitation, aveuglant l'intrus en quelques secondes. Sans trace ni odeur, ce générateur doit être paramétré par un professionnel pour un fonctionnement optimal. Dernier étage de la fusée, il concerne la télésurveillance où des agents gèrent les alertes en quelques secondes. Pour ce faire, ils vérifient la réalité de l'intrusion et interpellent les individus à distance. Si l'effraction est avérée, ces agents mettent en œuvre des actions d'intimidation, comme l'interpellation orale ou la pulvérisation de brouillard anti-cambriolage. En parallèle, ils préviennent les forces de l'ordre et avertissent les propriétaires. Les sociétés de télésurveillance reliées 24h/24 aux systèmes d'alarme font appel à des agents de télésurveillance. Pour exercer leur métier, ils justifient la plupart du temps de l'obtention de la carte professionnelle attribuée par le Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS).

Norme à respecter

Cette norme permet de s'assurer que le système d'alarme offre une protection optimale. Elle n'est pas obligatoire, mais un assureur peut imposer l'installation d'un système de protection NF A2P si la valeur des biens à assurer est élevée. Dans ce cas, il faut faire attention à ce que l'installateur, lui aussi, soit agréé NF A2P.

Vidéosurveillance : des règles à respecter

Si l'installation de caméras n'impose aucune déclaration préalable, leur utilisation impose le respect de règles :
? ne filmer que l'intérieur de sa propriété  et ne pas orienter une caméra vers le domicile d'un voisin ou vers la voie publique ;
? diffuser les images aux seules personnes autorisées par l'occupant des lieux ;
? informer de la présence de caméras tout personnel travaillant de manière régulière au domicile (femme de ménage, personnel médical, baby-sitter…).
Une déclaration à la Cnil (Commission national de l'informatique et des libertés) peut se révéler nécessaire lorsque les images font l'objet d'un enregistrement.

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