Patrimoine 

Résidence secondaire
Conseils pour un investissement 100 % plaisir

Par Marie-Christine Ménoire |  Le 28/06/2021

En bord de mer, au pied des montagnes ou dans un coin de campagne, qui n'a pas rêvé d'une résidence secondaire ? Synonyme de dépaysement et de vacances, ce havre de paix sera également un placement pour l'avenir. Mais avant de succomber à la tentation, posez-vous les bonnes questions.

Bien choisir sa résidence secondaire

Les raisons de succomber aux charmes d'une résidence secondaire sont nombreuses et variées : se faire plaisir, se constituer un patrimoine immobilier, préparer sa retraite… Quelle que soit votre motivation, cet achat se prépare et se réfléchit. Comme lors de l'achat de votre résidence principale, prenez le temps de vous poser les bonnes questions :
  • l'emplacement. Privilégiez la proximité. Non seulement votre qualité de vie sera meilleure en vacances, mais votre résidence aura d'autant plus de valeur (si vous envisagez de la vendre ou de la mettre en location). Ciblez les zones dans un rayon à moins de 2 heures de votre résidence principale et proches des commodités (commerces, transports…). Ces critères sont importants surtout si vous envisagez d'y élire domicile à votre retraite ;
  • l'état. Portez de préférence votre choix sur une résidence habitable en l'état. Vous éviterez ainsi la galère des travaux interminables ;
  • la surface. Dans vos rêves, vous vous voyez déjà réunissant, tous les étés, famille et amis. Mais attention à ne pas voir trop grand ! Cela risquerait d'engendrer des frais trop importants à l'achat et ensuite en entretien (avec le phénomène de lassitude qui l'accompagne). Cela doit rester un plaisir et non devenir une contrainte.

N'oubliez pas les frais annexes

Le budget consacré à la résidence secondaire ne doit pas prendre le pas sur celui de votre résidence principale. Au prix d'acquisition proprement dit, s'ajoutent un certain nombre de dépenses et frais que vous devrez prévoir dès le départ dans votre budget :
  • l'entretien et les travaux. Taille des haies et du gazon, entretien de la piscine... tout cela a un coût, surtout si vous souhaitez vous en décharger et confier l'entretien régulier à une société de services à la personne. Les résidences secondaires sont constituées, pour près de 60 %, de maisons anciennes. Si vous souhaitez maintenir votre pied-à-terre en bon état, il y aura des menues réparations à prévoir, plus ou moins fréquemment selon la situation géographique du bien notamment (en bord de mer, les volets devront être plus souvent repeints, par exemple). Outre cet entretien courant, il peut arriver que lors de l'achat ou avec le temps, certains éléments se dégradent. Il faudra alors envisager des travaux plus conséquents (changement de la chaudière, réfection du toit). Le budget travaux n'est donc pas à sous-estimer ;
  • l'assurance. Les résidences secondaires sont la cible rêvée des cambrioleurs. C'est pourquoi, au même titre que pour votre résidence principale, il est indispensable de souscrire une assurance qui vous garantira contre le vol. Elle sera souvent plus chère, car la maison est inoccupée une grande partie de l'année. Et l'assureur pourra vous demander la mise en place de dispositifs anti-intrusions (alarme, barreaux aux fenêtres, caméra de surveillance...). Pensez également à vous couvrir contre les risques d'incendie, de dégâts des eaux, tempêtes et autres réjouissances du même ordre. On n'est jamais trop prudent ! Pour vous assurer contre ces désagréments, vous pourrez soit demander une extension de votre assurance multirisque habitation (avec une surprime), soit souscrire une assurance spécifique adaptée aux caractéristiques des lieux (par exemple, en haute montagne, il y a plus de risques d'avalanche que de feux de forêt) ;
  • les impôts et charges dites courantes. En premier lieu, il y a bien évidemment les frais de consommation et d'abonnement aux différents réseaux (électricité, chauffage, eau, internet...). Les impôts locaux (taxe d'habitation et taxe foncière) figurent aussi au rang des dépenses incompressibles. Comptez aussi les frais de transport pour rallier votre lieu de villégiature.