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Taux immobilier
Des frémissements à la hausse sans conséquence

Par Marie-Christine Ménoire |  Le 25/04/2022

Depuis 2012, les taux des crédits immobiliers sont historiquement bas. En octobre 2021, ils avaient même battu tous les records à la baisse. Une aubaine pour tous ceux qui avaient un projet immobilier. Début 2022, les taux remontent légèrement sans toutefois perdre leur intérêt pour les candidats à l'accession.

Une légère hausse mais pas de flambée des taux

La crise du Covid n'a pas eu d'emprise sur le marché immobilier largement soutenu par des taux exceptionnellement bas. Malgré les nouvelles recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), selon l'Observatoire crédit logement/CSA, à fin janvier, + 4,8 % de prêts bancaires ont été accordés par rapport à 2021. Le montant moyen de ceux-ci a augmenté de 5 % en janvier 2022, comparativement à janvier de l'année précédente.
L'inflation constatée depuis le début de l'année (plus de 2 %) engendre un léger frémissement haussier des taux. Cette nouvelle dynamique sur le marché du crédit s'explique également par la récente hausse des OAT (obligations assimilables du Trésor) et le relèvement du taux de rémunération des livrets d'épargne (Livret A…). Malgré tout, les augmentations constatées restent mesurées. Mais pas de panique. Selon les professionnels, ce phénomène légèrement haussier devrait rester modéré et ne pas impacter la capacité d'emprunt des futurs propriétaires, surtout s'ils ont un solide dossier.
 
Situation des prêts en janvier 2022
Taux moyen des prêts Sur 15 ans Sur 20 ans Sur 25 ans
1,07 % 0,88 % 1,00 % 1,15 %
Source : Observatoire crédit logement
 

Des conseils toujours d'actualité

Les règles édictées par le Haut Conseil de stabilité financière (durée d'emprunt réduite à 25 ans maximum, taux d'effort des emprunteurs limité à 35 %) et la légère remontée des taux ne doivent pas vous faire renoncer à votre projet immobilier. En respectant certaines règles de "bonne conduite", vous pourrez le concrétiser aux meilleures conditions. Commencez par estimer votre capacité d'emprunt. Vous pourrez y voir plus clair sur le budget que vous pourrez consacrer à votre achat immobilier. Cela vous permettra de cibler les biens correspondant à votre budget. Rien ne sert de voir trop grand. Vous devez pouvoir financer votre achat immobilier sans y consacrer toutes vos économies et revenus.
Si vous n'avez pas été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux dernières années, n'hésitez pas à solliciter des prêts aidés. Le plus "connu" étant le PTZ. Ce crédit gratuit (le bénéficiaire ne paie pas d'intérêts sur les sommes octroyées) permet l'acquisition d'un logement neuf ou ancien avec travaux. Accordé sous conditions de ressources, il s'agit d'un prêt complémentaire dont le montant dépendra de la composition du ménage, la localisation du logement et la nature de l'opération.
Ne faites pas l'impasse sur l'apport personnel. Bien qu'aucun texte ne l'exige, un apport personnel est le petit "plus" qui va tout changer. Il peut être constitué par votre épargne personnelle (Plan d'Epargne Logement…), une donation, un héritage, la vente d'un bien immobilier…. Plus l'apport est important, plus vous aurez d'arguments pour négocier avec la banque et plus le taux sera intéressant. Les banques apprécient entre 10 et 20 % d'apport. Soyez également attentif à la tenue de vos comptes. Stabilisez vos dépenses et essayez de ne pas laisser vos comptes à découvert. Soldez ou limitez vos éventuels crédits à la consommation.
Enfin, n'hésitez pas à consulter un courtier pour faire jouer la concurrence entre les banques et ainsi bénéficier de la meilleure offre disponible !