Patrimoine 

de 25 à 65 ans
Le bonheur est dans l'immobilier

Par Marie-Christine Ménoire |  Le 13/06/2019

Certes, le bonheur ne peut se décréter, mais un achat immobilier peut y contribuer. De 25 à 65 ans, il permet de se fixer de beaux défis et de s'offrir une belle assurance pour la vie. Découvrons trois formules pour vivre heureux à tout âge !

Il est où le bonheur, il est où… Pas forcément dans les endroits les plus paradisiaques si l'on en croit le dernier sondage immonot concernant les résolutions des Français en ce début d'année. Eh oui, deux tiers des répondants pensent l'approcher de près une fois qu'ils auront réalisé leur projet immobilier. Voilà un rêve bien concret que les notaires peuvent aider à exaucer, car ils proposent de nombreux biens immobiliers à acheter. En plus d'accompagner les acquéreurs dans la négociation de leur maison ou de leur appartement, ils sauront aussi les conseiller au plan patrimonial. Pour protéger leur conjoint, préserver les intérêts de leurs enfants, transmettre leurs biens… les notaires préconiseront les solutions juridiques les mieux appropriées. À tout âge, de 25 à plus de 60 ans, vous allez apprécier tout le bonheur que procure l'accession à la propriété, la construction d'un patrimoine immobilier ou l'acquisition d'un pied-à-terre à la mer, à la montagne ou à la campagne. Tout au long de la vie, l'immobilier se veut un fidèle compagnon de route pour aider à se réaliser  !

de 25 à 40 ans Bâtissez un nid douillet

25 à 40 ans, c'est le moment où le ménage cherche un toit pour se loger. Pour avoir plus de confort et aussi plus d'espace pour les enfants, l'achat de la résidence principale demeure une étape clé dans la vie patrimoniale des Français.
Premier atout, les biens à vendre par les notaires. Que ce soit dans l'immobilier neuf ou ancien, cette acquisition constitue aussi un engagement financier important compte tenu des prix qui se pratiquent sur le marché. D'où l'intérêt de bien s'informer et d'être accompagné par les bonnes personnes pour trouver le bien idéal. Le notaire fait partie des interlocuteurs clés pour aider à repérer les meilleures opportunités immobilières. Il compte de nombreux biens en exclusivité dans son fichier, qui proviennent entre autres des successions réglées dans son étude.
En plus, il pratique une forme de transation très innovante, dite vente interactive "36h immo". Il s'agit d'enchères immobilières en ligne où les acquéreurs font des offres de prix et peuvent avoir accès à des biens mis à prix moins chers que leur valeur sur le marché.
Autre personnage clé de votre projet : le banquier (ou le courtier) qui étudiera et concevra votre dossier de financement en fonction de votre profil, de vos revenus disponibles, de votre apport personnel et de vos besoins financiers pour finaliser votre projet d'achat.
Deuxième atout, des taux d'intérêt planchers. De belles affaires auxquelles s'ajoutent des aides pour accéder à la propriété comme le prêt à taux zéro (PTZ) ou encore le prêt action logement.
D'une durée de 20 à 25 ans avec une période de différé de 5 à 15 ans - durant laquelle le ménage ne paie aucune mensualité - le PTZ permet de financer l'achat de sa résidence principale.
Réservé aux primo-accédants, et attribué sous conditions de ressources, le PTZ est un prêt complémentaire qui viendra vous aider à boucler votre financement et sera complété par un (ou des) prêt(s) "classique(s)" par exemple un prêt conventionné, un prêt épargne logement, un prêt accession sociale…
Le montant accordé correspond à une partie du coût total de l'achat dans la limite d'un plafond. Par exemple, pour un logement ancien, cette part représente 40 % du prix d'acquisition, ce qui donne pour :
? un logement situé en zone B2 (villes de 50 000 à 250 000 habitants et péri-urbaines) ;
? un couple avec un enfant (3 occupants) ;
? un prix d'acquisition de 187 000 euros maximum ;
? un prêt à taux zéro de 187 000 x 40 % = 74 800 euros.
 
PTZ : plafond en euros de l'opération retenue
Personnes occupant le logement Zones A et A bis Zone B1 Zone B2 Zone C
1 150 000 135 000 110 000 100 000
2 210 000 189 000 154 000 140 000
3 255 000 230 000 187 000 170 000
4 300 000 270 000 220 000 200 000
5 et + 345 000 311 000 253 000 230 000

De son côté, le prêt action logement se traduit par l'obtention d'un prêt compris (selon la zone géographique) entre 7 000 et 25 000 euros, pour une durée qui ne peut dépasser 20 ans. Il permet, à tout salarié d'une entreprise du secteur privé non agricole employant au moins 10 personnes, de financer  l'acquisition de leur résidence principale, qu'il s'agisse :
  • d'un logement neuf ;
  • d'un terrain en vue d'y construire sa résidence principale (dans le délai maximal de 4 ans) ;
  • ou d'un logement ancien sans travaux.
Ce prêt est accordé sous conditions (notamment de ressources) et dans la limite du montant maximal de l'enveloppe disponible. Le montant de la somme attribuée est en effet plafonné, et une fois celui-ci épuisé, plus aucune aide ne pourra être distribuée jusqu'à l'année suivante.
À savoir : depuis avril 2018, les prêts Action logement sont attribués prioritairement aux salariés :
  • en situation de mobilité professionnelle
  • acquérant un logement dans le cadre de la vente HLM ;
  • primo-accédants pour lesquels le prêt revêt un caractère déterminant ;
  • devant faire face à une situation de handicap au sein du ménage.
À ces dispositifs, il faut ajouter le contexte bancaire des plus favorables. La baisse des taux d'intérêt permet de réduire le coût du crédit et les ménages peuvent s'endetter sur de longues durées. Selon Crédit Logement, la durée atteint 18 ans et 10 mois à la fin du 4e trimestre 2018 et a augmenté de 6 mois en un an.
 
Taux fixes moyens dans la région Ouest au 04/02/2019
15 ans 1,33%
20 ans 1,51 %
25 ans 1,76 %

Si l'immobilier s'apparente à une forme d'épargne contrainte, compte tenu des mensualités à rembourser, il permet de constituer un patrimoine offrant une belle capitalisation. L'indice Notaires-Insee (indicateur rapporté au revenu disponible par ménage) passe de 1 en 2000 à 1,78 au 3e trimestre 2017, ce qui prouve une forte valorisation de la pierre au cours de cette période. Dans ce contexte, un bien pourra être aisément renégocié pour disposer d'un capital ou pour réinvestir.
Tous ces paramètres doivent inciter les ménages à acheter car les prix et les taux de crédits pourraient sensiblement augmenter d'ici à la fin de l'année, mais l'horizon semble dégagé pour les six prochains mois.

Conseils pour bien acheter
  • achetez au juste prix grâce à l'expertise immobilière réalisée par le notaire.
  • pensez à profiter des enchères immobilières en ligne "36h imm" pour saisir de belles opportunités !
  • cernez votre projet pour qu'il soit en adéquation avec votre vie familiale, professionnelle et votre budget disponible.
  • privilégiez les emplacements dynamiques et à fort potentiel économiques et démographiques.




 

36h immo : la vente qui bat tous les records

36 h immo présente de nombreux avantages par rapport aux méthodes de vente plus classiques. Avantages partagés par le vendeur et l'acquéreur :
- au niveau du prix tout d'abord. Contrairement à une transaction ordinaire où le vendeur fixe un prix avec le professionnel, 36h immo permet d'atteindre le prix de vente le plus proche de la réalité du marché et donc le plus intéressant. Il est fixé d'un commun accord avec le notaire qui maîtrise mieux les prix pratiqués et la tendance du marché immobilier. L'acheteur est également satisfait car il décide du prix de vente ;
- c'est moins de "stress" et plus de transparence. L'acquéreur potentiel dispose, dès le début, de toutes les informations nécessaires à sa prise de décision. Il a du temps pour mieux étudier le projet et n'a pas à prendre de décision précipitée face à d'éventuels "concurrents". Le vendeur n'a pour interlocuteur que des personnes vraiment intéressées et motivées pour obtenir le bien. Il peut suivre en temps réel les évolutions de la vente et les offres de prix. À la fin des 36 heures, le vendeur avec l'aide de son notaire valide la meilleure proposition, en tenant compte du prix atteint mais aussi du plan de financement. Et si à la fin des 36 heures la vente n'atteint pas le prix espéré, le vendeur peut refuser de vendre ;
- c'est l'assurance de bénéficier d'une vente ultra sécurisée. En plus du délai de vente ultra court, l'avantage de 36h immo repose sur la sécurité juridique qui encadre la transaction. Le notaire, comme dans le cadre d'une vente classique, s'assure que tous les diagnostics ont bien été réalisés, que les documents d'urbanisme sont conformes... Une fois qu'il a obtenu toutes ces informations, le notaire préparera l'avant-contrat (promesse ou compromis de vente) pour que vendeur et acheteur s'engagent à signer l'acte définitif.

 

Parole d'expert - Yvan Cormier - Coop de Construction Nous vous accompagnons tout au long de votre projet

Quels sont les atouts d'un logement neuf ?
Acheter un premier logement neuf, c'est l'assurance de bénéficier des meilleures garanties :
  • pas de vices cachés nécessitant des travaux supplémentaires non budgétisés ;
  • pas de travaux supplémentaires (les logements sont livrés "prêts à habiter") ;
  • des garanties en cas de problèmes (parfait achèvement, garantie biennale, garantie sur les éléments indissociables du bâti, décennale…) ;
  • un logement aux dernières normes thermiques, acoustiques, environnementales (donc moins de factures de chauffage, moins de problème de bruit, un bâti plus sain) ;
  • nous pouvons aussi accompagner les acquéreurs dans leurs démarches (notamment pour l'accession sociale ou maîtrisée) et dans leur recherche de financement.
Que conseillez-vous de prendre en compte dans la définition du projet ?
Le projet ne doit pas se limiter au logement, mais aussi englober tous les aspects de la vie : besoin ou non d'une voiture, la distance pour se rendre au travail, la proximité des transports, des écoles, des commerces, des services… Le logement choisi est-il adapté à notre projet de vie ? Par exemple, si vous aimez voyager, un appartement est préférable. Si vous rêvez d'un extérieur vert pour un animal ou des enfants, alors un appartement au rdc ou une maison sont faits pour vous. Tout cela doit être pris en compte dans le budget d'acquisition pour ne pas se retrouver ensuite en difficulté.

Peut-on trouver des logements neufs à des prix abordables ?
À Rennes Métropole, comme à Saint-Malo Agglomération, des dispositifs d'accession à la propriété pour les budgets modestes existent : le PSLA pour Saint-Malo Agglomération, le BRS, l'accession maîtrisée sur Rennes Métropole… Les sociétés coopératives, comme la Coop de Construction, proposent ces différents dispositifs, ainsi que de l'accession libre qui permet aussi d'être simplement investisseur. Acheter un logement neuf, adapté à ses besoins, en prenant en compte le coût global du projet est une manière sûre et efficace de devenir propriétaire pour la première fois. Cela permet de s'éviter beaucoup de mauvaises surprises, d'être accompagné dans toutes les étapes de son projet et d'emménager sereinement.

 

de 40 à 55 ans Prévoyez des jours heureux

Aucune raison de se laisser impressionner par les menaces qui pèsent sur nos retraites. L'immobilier permet de créer son propre régime avec bien des avantages à la clé. L'investissement locatif donne la possibilité de capitaliser dans l'immobilier et de compléter ses revenus.
Première piste, l'achat d'un logement en VEFA. Les besoins en logement importants dans les grandes agglomérations confirment l'attractivité d'un investissement immobilier en VEFA (vente en état futur d'achèvement). La formule consiste donc à acheter un bien neuf afin de le louer. Les recettes des loyers permettent de couvrir une bonne part de la mensualité à rembourser.
Autre avantage, les investisseurs se voient largement épaulés grâce aux dispositifs de défiscalisation qui leur permettent de réduire leurs impôts. Dans des proportions importantes puisque cela peut représenter jusqu'à 21 % du prix d'acquisition du bien mis en location et à condition de respecter des plafonds de ressources du locataire et de loyers du côté du propriétaire. En effet, cet avantage représente selon les options choisies :
  • 21 % du prix de l'investissement pour 12 ans de location,
  • 18 % du prix de l'investissement pour 9 ans de location,
  • 12 % du prix de l'investissement pour 6 ans de location.
Précisons qu'il faut s'engager à louer le bien durant 12 ans.
Pour que l'investissement soit éligible au dispositif, il convient de respecter les conditions suivantes :
  • l'acquisition doit se faire entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2022.
  • le bien acquis doit être situé dans les zones Pinel 2018 éligibles A, A bis, et B1.
  • ce logement doit être mis en location pendant 6, 9 ou 12 ans.
  • la limite de l'investissement est de deux logements par an, pour un maximum d'investissement de 300 000 euros par an, et un plafond de 5 500 euros/m2.
  • le respect des plafonds de ressources des locataires et des plafonds de loyers de la zone où se situe le logement.
  • la bonne application des normes de performance thermique et énergétique prend en compte les normes BBC 2005 ou RT 2012.
  • le respect du plafonnement des avantages fiscaux à 10 000 euros/an.
  • enfin, dans le cas où le locataire est un ascendant ou un descendant du propriétaire, il ne doit pas être membre du foyer fiscal.
Deuxième piste, un investissement immobilier dans l'ancien. Bonne nouvelle pour 2019. Le principe de défiscalisation immobilière qui profitait uniquement au neuf avec le Pinel se voit désormais étendu à l'ancien dans le cadre du nouveau dispositif Denormandie. En effet, en cas de rénovation partielle, aucun avantage fiscal ne pouvait être accordé aux propriétaires bailleurs.
Cette nouvelle mesure va autoriser une réduction d'impôt sur le revenu pouvant aller jusqu'à 21 % du prix d'acquisition (pris en compte dans la limite de 300 000 euros). En contrepartie, le propriétaire devra s'engager à louer son bien durant 12 ans à un loyer plafonné. À l'instar du Pinel dans le neuf, l'avantage fiscal se limitera à 18 % pour une période de location de neuf ans et à 12 % pour une durée de six ans. La réduction entrera dans le plafonnement des niches fiscales de 10 000 euros par an.
Il faudra cependant s'engager à réaliser des travaux représentant 25 % du total de l'opération, dans la limite de 300 000 euros.
Comme le dispositif Denormandie vise à répondre aux besoins de logements dans les zones tendues, le bien doit être situé dans l'une des 222 villes du plan "Action cœur de ville".
Voilà une bonne formule pour constituer un patrimoine tout en sécurisant l'opération immobilière. En effet, le risque est partagé avec la banque qui exige de souscrire une assurance décès-invalidité. L'effet de levier du crédit peut fonctionner à plein régime puisque cet investissement immobilier se voit financé grâce à l'emprunt. Aucun autre placement n'autorise cette possibilité d'endettement.
 
Prix des logements dans les grandes villes
Maisons Prix médian Évolution sur 1 an
Angers 227 000 euros + 3,2 %
Brest 170 000 euros - 1,7 %
Limoges 144 000 euros - 0,7 %
Orléans 207 500 euros - 2,6 %
Rouen 173 200 euros + 1,9 %
Troyes 165 000 euros + 2,5 %
     
Appartements Prix médian/m2 Évolution sur 1 an
Bayonne 2 840 euros + 0,1 %
Bordeaux 4 310 euros + 17,2 %
Lille 3 190 euros + 2,8 %
nantes 2 910 euros + 3,9 %
Reims 2 050 euros - 0,7 %
Rennes 2 650 euros + 9,6 %
Prix médians au 3è trimestre 2018 et évolution des prix sur 1 ans. Source : indicateur immonot - Indice Notaires - Insee

Troisième piste, l'achat de parts dans un GFV. "Arrêtez-vous au rouge", pourquoi ne pas acheter des parts dans un Groupement foncier viticole (GFV) ? Chacun peut investir dans un GFV dont les prix unitaires s'échelonnent entre 3 000 et 50 000 euros. Dans la pratique, le GFV s'adresse aux investisseurs avertis et soumis à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI).
Les parts de GFV bénéficient en effet d'une exonération à hauteur de 75 % de leur valeur, dans la limite de 101 897 euros, puis de 50 % au-delà. Pour bénéficier des exonérations au titre de l'IFI, les terres doivent être louées via un bail d'une durée minimale de dix-huit ans. Il convient donc de s'inscrire dans cette durée pour valoriser au mieux son investissement et amortir aussi les frais d'intermédiation. Et si les parts ont été financées par emprunt, les intérêts sont déductibles des autres revenus fonciers. Attention aux frais d'entrée et de sortie payés lors de la souscription ou de la revente des parts qui servent à rémunérer la distribution du produit…
Quatrième piste, l'acquisition d'un local commercial.
Vive les bonnes affaires ! Comment l'immobilier commercial peut-il générer de bonnes marges ? En choisissant de bons emplacements drainant un maximum de clients. Avantage : les impayés de loyers s'avèrent moins fréquents que dans l'immobilier locatif et l'investisseur assoit son projet sur un bail de longue durée. Reste à découvrir comment choisir la bonne enseigne.
Les meilleurs emplacements, dits les "N°1" se nichent essentiellement au cœur des grandes villes ou bien en périphérie des villes moyennes. Ensuite, on trouve les emplacements dits "N°1 Bis", puis les emplacements "N°2". Pour bien situer l'affaire, il faut en priorité s'intéresser aux quartiers piétonniers et rues adjacentes, aux alentours immédiats des arrêts de tram et bus ou bouches de métro. Dans les zones commerciales, il faut repérer "la locomotive" qui correspond à la grande enseigne qui draine une large clientèle.
Ces bonnes adresses offrent beaucoup de sécurité : le chiffre d'affaires du locataire est assuré tandis que le local peut aisément se relouer. En cas de revente, les perspectives de plus-values seront d'autant plus intéressantes.
Mais avant de céder l'affaire, intéressons-nous à la gestion qui offre de belles satisfactions. À commencer par le bail qui offre une belle visibilité puisqu'il dure de trois à neuf ans. Le bailleur comme le preneur bénéficient d'une grande liberté dans la rédaction du bail commercial. Selon les accords trouvés, le locataire pourra prendre en charge certaines taxes liées à la fiscalité locale. Les gros travaux, comme ceux qui relèvent de la mise en conformité, resteront à la charge du propriétaire-bailleur (article 606 du Code civil).
Reste à se faire une idée sur le budget à envisager… Les règles pour fixer les prix ne s'apparentent pas à celles que l'on trouve pour les biens d'habitation. En effet, c'est la rentabilité qui conditionne la valeur du local commercial, elle-même découlant du loyer pratiqué. Par exemple, pour un rendement de 8 % nets annuels avec un loyer de 16 000 euros par an, le prix se calcule de la façon suivante : (16 000 x 100/8) = 200 000 euros.
Les avantages fiscaux quant à eux s'apparentent à ce qu'on obtient avec l'immobilier locatif. Ainsi, les charges et autres travaux sont déductibles des loyers déclarés au fisc, tandis que les déficits fonciers viennent s'imputer sur les revenus dans la limite de 10 700 euros par an.

Conseils pour bien investir
  • sélectionnez votre bien immobilier en fonction du potentiel locatif de la zone où il se situe.
  • mesurez la rentabilité de votre investissement en calculant le ratio suivant : (loyers annuels perçus - charges de copropriété et impôts locaux) / prix d'acquisition.
  • étudiez votre plan de financement, entre le montant emprunté et l'apport personnel, pour limiter votre effort d'épargne mensuel  lié au remboursement des mensualités.
  • demandez des conseils partrimoniaux à votre notaire pour faire les bons choix et arbitrages.
Type de placement Les plus Les moins
Achat en VEFA ? Avantage fiscal avec le dispositif Pinel
? Confort du logement neuf
? Budget de départ assez élevé
? Gestion locative à prévoir
Logement ancien ? Avantage fiscal avec le dispositif Denormandie
? Prix des biens plus accessibles
? Rentabilité intéressante dans les villes moyennes
? Travaux de rénovation à envisager
? Gestion locative à prévoir
Groupement foncier viticole

 
? Budget de départ limité avec des parts démarrant à 3 000 euros environ
? Pas de souci de gestion
? Avantages fiscaux pour les personnes
fortement imposées à l'IFI par exemple
 Rentabilité soumise aux aléas climatiques
? Gestion locative à prévoir
Local
commercial
? Rentabilité intéressante
? Rédaction du bail peu contraignante
? Bail longue durée
? Pas de souci de gestion
 Investissement lié aux aléas de l'activité économique
? Budget de départ assez élevé


 

de 55 à 65 ans Pensez à profiter

Sans doute la situation personnelle et professionnelle permet de s'accorder un peu plus de temps pour faire de belles escapades… Peut-être le moment de la retraite approchant, il faut songer à un nouveau lieu de vie… Voilà des situations qui conduisent à envisager l'acquisition d'une résidence secondaire. Globalement, le marché reste sain et les notaires s'accordent à dire que l'immobilier ne fait pas l'objet de spéculations, même si les grandes villes connaissent une certaine tension sur les prix.
Première solution, l'acquisition d'une maison de vacances. Cela constitue une bonne décision, d'autant plus si le financement peut être réalisé en procédant à la revente d'un appartement acquis dans le cadre d'un dispositif de défiscalisation de type Pinel. Une fois les avantages fiscaux consommés, peut-être que ce bien locatif n'offre plus la rentabilité attendue compte tenu des charges et travaux de copropriété qu'il engendre. Dans une optique de transmission, la SCI (société civile immobilière) constitue une bonne solution. Elle offre la possibilité de se regrouper pour limiter le prix d'acquisition d'un bien car les parts sont réparties en fonction des apports de chacun. De plus, elle permet de réduire le montant des droits de donation puisqu'ils tiennent compte du passif. À l'inverse, une donation classique n'autorise pas cette déduction. En cas de décès d'un des copropriétaires, les héritiers reçoivent leurs parts comme le prévoient les statuts.
Deuxième solution, un investissement dans une résidence senior. Cela constitue une alternative intéressante qui associe réduction d'impôts et gestion simplifiée. En effet, les résidences-services pour les personnes âgées sont, en effet, soumises au dispositif fiscal Censi-Bouvard. Attention , le dispositif devrait prendre fin au 31 décembre 2019.
Le principe consiste à investir dans une résidence-services et consentir un bail commercial à une société de gestion qui s'occupe de la location. Un engagement de 9 ans au cours duquel la société verse un loyer, que le logement soit vide ou occupé.
Côté fiscalité, la réduction d'impôts s'élève à 11 % du prix de revient hors taxe du logement (prix d'acquisition et frais d'acte afférents) retenu dans la limite de 300 000 euros par investissement (sous condition). Il existe également une possibilité de récupérer la TVA sous conditions.
Autre formule défiscalisante, les particuliers qui le souhaitent peuvent déclarer les revenus au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et non pas au titre des revenus fonciers. Il faut que les recettes locatives soient inférieures à 23 000 euros et représentent moins de 50 % des revenus globaux. Contrairement aux revenus de location classique d'un logement nu (non meublé), cette solution permet de déduire un amortissement du bien immobilier. Une solution qui apparaît toutefois plus complexe !
Troisième solution, un placement dans un parking. Même si la voiture n'est plus la bienvenue dans les centres-villes, il y a pénurie de places de stationnement. C'est un placement qui génère une belle rentabilité à peu de frais.
Commençons le tour du propriétaire. Sur le marché du parking, on trouve essentiellement des emplacements dans les parkings souterrains des résidences. Le box, quant à lui, s'achète plus cher (20 à 30 % de plus qu'un simple emplacement), mais il se loue mieux et se revend plus facilement. Selon MonsieurParking.com, il en coûtait environ 38 425 euros en moyenne pour une place à Paris en 2017, avec un loyer de 156 euros par mois et un rendement locatif frolant les 5 %. Ce qui reste très attractif et plus élevé que certaines assurances vie. En province, les prix oscillent entre 6 000 et 15 000 euros. Quant aux loyers, ils s'inscrivent dans une large fourchette comprise entre 45 et 500 euros par mois, selon les difficultés de stationnement rencontrées par les habitants. Les loyers perçus sont soumis au régime du micro-foncier car dans la plupart des cas ils sont inférieurs au seuil de 15 000 euros annuel.
Autre avantage, la location d'un parking n'est pas soumise à la législation contraignante des baux d'habitation, mais au Code civil (articles 1713 et suivants). C'est possible de louer sans rédiger de bail, mais pour sécuriser la transaction, mieux vaut quand même signer un écrit avec les futurs locataires. Il faut y indiquer le montant du loyer, le dépôt de garantie, la durée du bail. Chacun peut donner congé librement à chaque échéance du bail et sans motif. Si les revenus fonciers bruts sont inférieurs à 15 000 euros par an, il est possible de bénéficier du régime d'imposition simplifié dit
micro-foncier. Dans le cas contraire, c'est le régime réel d'imposition qui s'applique.
Précisons enfin qu'en cas de revente inférieure à 15 000 euros, il y a exonération de plus-value. Au-delà de ce montant, la taxe s'élève à 34,5 % prélèvements sociaux inclus.
Quatrième solution, l'achat de parts de SCPI. Également appelées placement «pierre papier», les sociétés civiles de placements immobiliers (SCPI) gèrent des portefeuilles immobiliers pour le compte de leurs clients. Elles détiennent un patrimoine immobilier composé de bureaux, logements ou commerces mis en location. Avec l'achat de parts de SCPI, les capitaux sont investis dans des actifs immobiliers et la société reverse en contrepartie des loyers (en fonction de votre quote-part dans le capital), après déduction des travaux éventuels et des frais de gestion. Une formule qui présente l'avantage d'être relativement accessible car le prix des parts se situe autour de 1 000 euros. Il peut cependant être exigé de souscrire un nombre minimal de parts à la souscription.Cette solution permet de mutualiser les revenus entre les différents porteurs des parts de la SCPI, et ainsi de limiter les risques liés à la location d'un immeuble.
Les SCPI offrent un des meilleurs couples rendement/ risques, avec un taux de distribution de 5 % en moyenne. Ce rendement élevé s'explique par le fait que les SCPI investissent dans le secteur de l'immobilier professionnel, secteur plutôt rentable.
Le moment de la retraite approchant, ce placement doit être privilégié à la fois en termes de diversification patrimoniale, de rentabilité et de facilité de gestion.

Conseils pour bien prévoir
  • sélectionnez un bien pour la qualité de son emplacement de façon à le renégocier aisément.
  • pensez à la transmission de votre patrimoine assez tôt pour profiter des abattements de 100 000 euros par enfant et par parent tous les 15 ans au niveau des droits de succession.
 
Type de placement Budget médian Perspectives
Résidence secondaire À partir
de 150 000 euros
Marché immobilier haussier, surtout
sur la côte
Résidence séniors À partir
de 100 000 euros
Rentabilité
intéressante mais revente à surveiller…
Placement parking À partir de 5 000 euros Investissement rentable mais attention aux
exclusions de voitures dans les centres-villes
SCPI À partir
de 1 000 euros
Bon placement nécessitant de bien sélectionner la société gestionnaire pour obtenir la meilleure rentabilité