Habitat 

Chauffage : ça chauffe pour les vieilles chaudières

Par Marie-Christine Ménoire |  Le 02/06/2020

Selon l'ADEME, le chauffage représente 66 % de la consommation énergétique d'un foyer. Ce chiffre impressionne ! C'est peut-être le moment de changer pour un chauffage plus économe.

Les critères à prendre en compte pour choisir

Pas toujours facile pour un néophyte de choisir le chauffage le mieux adapté tant le choix est vaste. Cependant, certains points essentiels peuvent vous aider dans votre démarche :
  • le mode de chauffage et le combustible. Ce choix est souvent guidé par les facilités d'approvisionnement, les économies réalisables mais aussi les aides financières et fiscales auxquelles vous pourrez prétendre ;
  • l'impact sur l'environnement ;
  • la configuration de votre logement (place disponible pour l'installation, système d'évacuation des fumées…) ;
  • la puissance de l'appareil de chauffage en fonction du nombre de personnes occupant le logement, la superficie de celui-ci (on compte en général 1 000 watts pour 10 m2), la qualité de l'isolation, la région où vous vivez, le climat, l'exposition et si votre chauffage sert aussi à la production d'eau chaude ou pas ;
  • votre budget et la rentabilité de l'investissement par rapport à vos besoins réels ;
  • sans oublier une petite note d'esthétique. Eh oui ! Couleurs, formes design… peuvent faire du chauffage un élément de déco à part entière.

7 %

C'est l'économie que vous pouvez réaliser sur votre facture en baissant la température de seulement 1 degré !

La bonne énergie pour le bon chauffage

Le chauffage représente un poste important dans un budget. Il est donc important d'avoir toutes les cartes en main pour faire le bon choix. Parmi les modes de chauffage les plus prisés et les plus écolos :
  • le chauffage au bois : c'est le combustible le moins cher du marché. Distribué sous plusieurs formes (bûches, granulés…), ce mode de chauffage est écologique et a la particularité de diffuser une chaleur douce et homogène. Son seul inconvénient est la nécessité de disposer d'un espace de stockage, de préférence dans un endroit sec ;
  • la pompe à chaleur : elle utilise les calories de l'air pour chauffer le logement. Elle produit donc plus d'énergie qu'elle n'en consomme pour un rendement optimal. Peu polluant et offrant une chaleur constante, ce mode de chauffage devra cependant être couplé avec un autre système de chauffage en cas de grand froid ;
  • la géothermie : ce mode de chauffage, écologique et sain, extrait la chaleur du sol pour la diffuser dans l'habitation grâce à un réseau de chauffage (plancher chauffant). La géothermie ne dépend pas des conditions climatiques contrairement aux panneaux solaires qui ont besoin de soleil ou aux éoliennes qui ont besoin de vent. Elle peut donc fonctionner de manière continuelle ;
  • l'énergie solaire : il s'agit d'une énergie inépuisable et propre à l'impact environnemental minime. Dans l'atmosphère, l'énergie solaire n'émet pas de dioxyde de carbone (CO2), de gaz à effet de serre et ne contribue pas au réchauffement climatique. De plus, les panneaux photovoltaïques sont majoritairement composés de matériaux recyclables. Si le coût de l'installation et de maintenance des panneaux  a longtemps été un frein, cela n'est plus vrai du fait, notamment, des progrès technologiques, du nombre d'installations en hausse couplé à une diminution des coûts des différents composants ;
  • la biomasse. Ce terme regroupe l'ensemble des matières organiques issues par exemple de l'agriculture et de la sylviculture (bois, résidus végétaux…) ou des déchets organiques ménagers ou industriels… pouvant se transformer en sources d'énergie notamment pour le chauffage. La biomasse propose une alternative intéressante aux énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz).

Les aides pour remplacer votre chauffage

Changer de chauffage a un coût. Mais de nombreuses aides peuvent vous aider à boucler votre budget. Par exemple :
  • le dispositif MaPrimRénov'. Cette prime forfaitaire, distribuée par l'Anah, va progressivement remplacer le CITE. Versée à la fin des travaux (réalisés par un artisan labellisé RGE), elle ne concerne pour l'instant que les ménages modestes et très modestes qui vont entreprendre un certain type de rénovation dans leur résidence principale (maison individuelle ou logement collectif dont la construction date d'au moins 2 ans). L'attribution et le montant de la prime sont estimés en fonction de plafonds de ressources établis selon la composition du foyer et le lieu d'habitation. Par exemple, l'installation d'une chaudière à granulés donnera droit à 10 000 euros pour les ménages très modestes et 8 000 euros pour les ménages modestes et l'installation d'une pompe à chaleur air/eau : 4 000 euros pour les ménages très modestes ou 3 000 euros pour les ménages modestes ;
  • la prime " coup de pouce chauffage ". Jusqu'au 31 décembre 2020, cette prime aide les ménages à remplacer leur chaudière fioul, charbon ou gaz hors condensation par une chaudière biomasse classe 5, une pompe à chaleur air/eau ou eau/eau, une pompe à chaleur hybride, un système solaire combiné, un raccordement à un réseau de chaleur, une chaudière gaz très haute performance ;
  • l'Éco-PTZ aide les particuliers qui souhaitent entreprendre des travaux de rénovation énergétique dans leur résidence principale ou dans celle de leurs locataires. Basé sur le même principe que le PTZ pour l'accession à la propriété, il s'agit d'un prêt sans taux d'intérêt et accessible sans condition de ressources.

Rendre son chauffage plus performant

Même si vous avez un système de chauffage performant, il sera encore plus efficace si :
  • votre maison est bien isolée. C'est bien connu, une maison mal (ou pas isolée) perd en énergie 25 à 30 % par le toit, 20 à 25 % par les murs et 10 à 15 % par les fenêtres. La première chose à faire pour optimiser votre mode de chauffage est donc d'isoler correctement vos combles, de prévoir une isolation des murs (intérieure ou extérieure) et de changer portes et fenêtres. Pensez également à isoler les tuyaux d'eau chaude qui se trouvent dans des pièces non chauffées (cave, garage…) pour éviter les déperditions de chaleur et améliorer la protection du circuit contre le gel ;
  • vous installez un système de programmation style thermostat d'ambiance ou robinets thermostatiques pour régler la température en fonction des besoins de chaque pièce. Vous pourrez même équiper ces dispositifs d'un système de programmation à distance lors de vos absences ;
  • vous complétez votre installation de chauffage central par un insert ou un poêle à bois qui vous assurera un apport de chaleur si la chaudière est éteinte mais que le temps se gâte.

Quelques conseils à appliquer au quotidien

? je dépoussière les grilles des convecteurs
? je purge régulièrement les radiateurs à eau
? je fais entretenir la chaudière tous les ans par un professionnel
? je traque les entrées d'air.