Mon projet 

Emprunter sans apport
C'est possible !

Par Marie-Christine Ménoire |  Le 13/11/2019

Pas d'apport financier et par conséquent pas de possibilité d'acheter ! Pas de panique, les banques ne vous fermeront pas leurs portes pour autant. Les établissements financiers se sont adaptés à ce profil d'emprunteurs. Sachez convaincre votre banquier.

L'apport personnel, c'est quoi ?

L'apport personnel est la somme dont vous disposez immédiatement avant même de demander un prêt. Il peut être constitué par le biais de plusieurs sources :
  • vos économies personnelles (plan d'épargne logement, livret A...) ;
  • un héritage ou une donation ;
  • un prêt accordé par un proche ou la famille ;
  • les rendements de produits d'épargne ou de placements (livrets, assurance vie, épargne salariale...) ;
  • des prêts spécifiques (PTZ, prêt action logement, prêts accordés par la CAF ou les caisses de retraite, prêts locaux, régionaux et départementaux...).
On a pour habitude de dire que pour prêter, les établissements bancaires demandent un apport d'au moins 20 à 30 % du coût de l'opération. Elles y voient votre faculté à mettre de l'argent de côté et à gérer correctement votre budget. Mais tout le monde ne dispose pas de cette mise de départ et cela n'empêche pas d'accéder à la propriété. Si vous envisagez d'acquérir un bien sans apport préalable, vous devrez solliciter non seulement le financement du bien en lui-même, mais également celui des frais annexes (frais de notaire, garanties, travaux…). Les banques appellent cela un "financement à 110 %".

Avancez des arguments convaincants

Même sans apport personnel, tout n'est pas perdu. Mais il ne faut pas se leurrer, la banque sera plus "regardante" sur certains points. Vous devrez donc avoir un dossier "en béton" et de solides arguments :
  • vos comptes devront être irréprochables. Les banques apprécient une bonne tenue des comptes et les clients qui ne sont pas abonnés aux découverts systématiques ou dont les comptes jouent au yoyo
  • votre situation professionnelle devra être stable. Les banques privilégient la sécurité et préfèrent les carrières professionnelles bien tracées. L'ancienneté de votre emploi constituera aussi un critère déterminant
  • le projet devra être bien étudié et l'endettement envisagé devra vous permettre de disposer d'un "reste à vivre" suffisant. Pour l'obtention d'un emprunt immobilier, il ne devra pas dépasser 33 % de l'ensemble de vos revenus
  • la fidélité à votre banque sera certainement vue d'un bon oeil et récompensée par un taux d'intérêt défiant toute concurrence, des frais de dossier ou de garanties allégés.

Faites jouer la concurrence

Les taux d'intérêt sont actuellement très attractifs, mais cela n'exclut pas de faire le tour des banques. Et pourquoi ne pas consulter un courtier ? Il dénichera pour vous le meilleur crédit du marché. Comparez les offres. Plus la durée de remboursement est longue, plus votre crédit reviendra cher. Demandez plusieurs simulations pour connaître le détail des mensualités. Pensez aussi à négocier votre assurance de prêt. Il est possible de la souscrire auprès d'un autre établissement que celui qui vous accorde le crédit.